700 mots sur le sujet de l’endométriose et Lena Dunham

Les prochains 700 mots vont vous montrer pourquoi il faut écouter Lena Dunham, même si parfois l’envie n’y est pas.

Lena Dunham est une personnalité polarisante. Qu’elle soit une de vos actrices favorites ou non, il faut écouter attentivement ses propos sur l’endométriose.

En effet, ça fait plus d’un an que ceux d’entre nous aux premières lignes de cette maladie lui prêtons attention quand elle a révélée être atteinte d’endométriose.  En 2016 elle a dû annulé sa tournée de presse pour la série « Girls » pour se mettre au repos.  Nous jetons un coup d’œil (et souvent plutôt une grimace) sur ses publications dans les médias sociaux.  Nous restons silencieuses quand elle partage certaines histoires (et surtout opinion), traitements médicaux (trois mois de Lupron a la même conséquence qu’une opération ou même quand elle affirme qu’une opération chirurgicale l’aurait traité complètement.)

Alors, c’est avec un soupir presque omniscient que nous lisons cette semaine que Lena a encore été touché par cette maladie, ayant eu besoin d’une autre opération pour des lésions profondes et invasives qui sans doute n’étaient probablement pas enlevé entièrement avec la première opération.  Il existe extrêmement peu de chirurgiens qui peuvent visualiser les lésions sous toutes ses formes.  Nous savions que ce n’était qu’une question de temps avant d’apprendre ses malheureux évènements et d’observer cette réalisation inévitable de Lena.

Nous aussi, nous sommes passé par la !  A nous aussi, on nous a promis une cure, un traitement qui va marcher (cette fois ci !) un régime qui va nous réparer de l’intérieur, une « dernière » opération chirurgicale médiocre faites pas un non spécialiste qui soi-disant va nous soulager de nos souffrances.

TROP PARMIS NOUS, CONNAISSONS LA DOULEUR PARALISANTE QUI NOUS FAIT NOUS DEMANDER SI ÇA VAUT TOUJOURS LE COUP DE CONTINUER A SE BATTRE.

Nous nous sommes toutes tenues au bord du précipice (même rapidement), tenté par la promesse séduisante de mettre une fin à cette souffrance.

Pour ce qui disent que cette maladie ne tue pas, vous ne devez pas certainement pas compter ces vies précieuses que nous avons perdu et continuons a perdre a cause de cette tentation d’en finir avec la douleur.Alors, on vous demande de l’ écouter. Inspirez-vous de son example. Elle fait son chemin que nous l’avons déjà fait, mais douloureusement affiché au monde entier. Réfléchissez à son histoire pour apprendre. Nous n’avons pas assez de compréhension de l’endométriose à ce jour, et nous n’avons aucune guérison. On sait que si on enlève les lésions complètement, et non juste superficiellement, on a les meilleur chances pour vivre avec moins de douleur, et la parole de Lena nous montre qu’elle commence à comprendre que ce traitement, c’est la meilleur option. Pour celles qui ont suivi sa découverte de l’endo qui est une condition chronique et de longue-durée, et vous voudrais dire “j‘avais dit!”, je vous demande de penser à Lena avec compassion et empathie. Aucune d’entre nous ont réalisé du jour au lendemain que l’hystérectomie n’est pas une cure, la grossesse n’est pas une cure, et les traitement hormonales ne sont pas une cure. Il y avait des autres femmes qui ont déjà fait le chemin, qui ont vécu pour partager leurs histoires avec nous en nous prenant par la main. Des activistes féroces comme Nancy Petersen, des activistes infatigables comme Mary Lou Ballweg. L’énergie sans borne de Deborah Bush et ses efforts d’éduquer nos filles. Kathleen King, qui nage à contre-courant, qui travaille à briser le silence et mettre fin à la stigmatisation et la honte. Lone Hummelshoj qui ramène la savoir et la recherche au monde pour soutenir tous ces efforts. Les activistes astucieuses et perturbatrices comme Heather Guidone. Elle se sont levées et elles ont répondu. Elles ont partagés leurs histoires en nous offrant un chemin pour sortir des ténèbres et de la souffrance. Elles nous ont portés jusqu’a ce qu’on puisse marcher toute seul, et elle nous ont encouragés d’offrir notre énergie au femmes à côté de nous qui se trainent littéralement sur le sol pour se tenir au lit, au canapé, au toilette quand le douleur devient trop forte. Tournez-vous et offrez vos épaules, pour que les autres puissent être portés du désespoir et de la douleur incapacitante. Si nous refusons de nous épauler, nous ne pouvons pas toutes marcher. Et quand nous sommes capables, toutes ensemble, de marcher d’un seul pas, c’est ce pas de 180 millions de femme qui créera une révolution.

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